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Ce drone cargo de 8 mètres vole avec une aile gonflable (et il est français)

Par Vincent Lautier - Publié le

La startup française Celeste Ecoflyers développe le dAS10, un drone cargo à voilure fixe de huit mètres d'envergure. Son originalité ? C'est une aile gonflable surnommée marshmallow, faite de textile sous pression. Le but : améliorer la stabilité en vol lent et la sécurité au sol, surtout pendant les phases d'approche et de décollage où la plupart des incidents arrivent.

Ce drone cargo de 8 mètres vole avec une aile gonflable (et il est français)


Une aile en textile gonflé



Le dAS10 est donc un drone cargo à voilure fixe développé par Celeste Ecoflyers, une startup installée dans la Marne. Sa particularité est son aile, faite d'une enveloppe textile gonflée sous pression. Au lieu d'une structure rigide en composite, la portance est générée par la forme du tissu sous tension. D'où son surnom de marshmallow : une aile épaisse, souple, qui absorbe les rafales plutôt que de les subir. Il y a quelques jours, l'équipe a franchi une étape clé avec les premiers essais de roulage, la validation des commandes et un bref vol au sol.



300 km d'autonomie pour transporter 20 kg



Celeste annonce 300 km de portée pour environ 6 heures d'autonomie sur batterie, avec une charge utile de 20 kg. Le drone vole lentement, autour de 25 km/h, ce qui est très loin des vitesses d'un drone classique. Et c'est justement l'idée : à 25 km/h sur 100 km, la consommation d'énergie peut être jusqu'à 64 fois plus basse qu'à 200 km/h. Autre avantage, si le moteur s'arrête en vol, l'aile permet à l'appareil de planer jusqu'à l'atterrissage, alors qu'un quadcoptère, lui, tombe comme une pierre dès qu'un rotor plante.

Ce drone cargo de 8 mètres vole avec une aile gonflable (et il est français)


Une maintenance plus simple



L'aile gonflable est pensée pour la logistique entre deux entrepôts, la livraison entre zones industrielles ou les missions de surveillance pour la défense et la sécurité civile. Mais gonflable ne veut pas dire incassable. Une aile qui dépend d'une pression interne pose forcément la question de la perforation, de l'usure et du temps d'immobilisation au hangar. Si l'engin gagne du temps en vol mais coûte une fortunre à réparer, l'équation économique se complique.

On en dit quoi ?



L'idée de Celeste est bonne, dans un secteur qui mise surtout sur la performance brute et les ailes en composite. Mais la grande inconnue c'est la fiabilité réelle en exploitation intensive, là où la pression interne devient un sujet à surveiller à chaque vol. Il faudra surveiller le ciel dans les années à venir pour voir si cette propositon est viable ou non.